Recyc-Québec
Sabrina Sirois
Home Chroniqueurs Change de disque: Deuxième opus pour Patrice Michaud

Depuis le début février, Le feu de chaque jour, deuxième opus de Patrice Michaud est en magasin. Rencontre, toujours trop rapide avec l’artiste originaire de Cap-Chat.

Comment la composition s’est-elle passée?
Je ne pouvais pas aller piger dans les chansons de ma vingtaine alors je me suis retroussé les manches et, sur une période beaucoup plus courte et avec beaucoup moins de temps libre, j’ai écrit les chansons de Feu de chaque jour. C’est plus urgent, plus fougueux et rock’n’roll que le premier. Mais tout ça était déjà en dedans de moi et ne demandait qu’à sortir par la voie naturelle!

Pourquoi as-tu choisi de travailler avec André Papanicolaou?
Le grec était en spécial! Sans blague, je l’ai croisé sur différentes scènes. J’ai beaucoup aimé son album «Into the wood, out of the wood». Je l’avais approché pour collaborer sur quelques tounes, mais André ne se contentait pas de ça! Il voulait réaliser l’album. J’ai fait confiance à mon instinct parce que ce n’était pas sa première «réal», mais il n’en a pas fait des tonnes non plus. Mais j’avais un bon sentiment que l’on pouvait travailler ensemble et qu’il pouvait amener cette touche d’«anglo-saxonnerie» que moi je n’ai pas vraiment. Ç’a donné 12 belles tounes!

T’accompagnera-t-il en spectacle?
Non, parce qu’il est très occupé avec Vincent Vallières. Par contre, je ne peux pas me plaindre parce qu’avec moi il y aura Simon Pedneaud aux guitares, Marc Chartrain à la batterie et Mark Hébert à la basse. C’est ce qu’on peut appeler un band de feu.
Est-ce que tous les détails du spectacle sont finalisés?
On est présentement en train de le travailler, de le revirer de bord, de le configurer. C’est dans le même ordre d’idée que pour la première tournée. Le spectacle ne doit pas être un duplicata de l’album. Ce n’est pas les chansons dans l’ordre ou dans le désordre. C’est à la fois plus et autre chose. J’ai encore ce goût pour la parole, l’anecdote, la niaiserie ou l’histoire grave pour créer une pulsion, un rythme dans le spectacle. Ça va donner un spectacle un peu plus up à cause des chansons du 2e, mais on ne s’empêchera pas de revisiter des chansons du premier disque. Je ne barre rien avec une clé. Le but c’est de pouvoir donner un show qui est une copie du show d’hier dans une autre ville.

D’où vient le titre de l’album?
C’est un vol, un emprunt sans vraiment avoir demandé la permission! Je cherchais un titre et j’ai fouillé longtemps. Et pour moi c’est important les titres, je ne prends pas ça à la légère. Dans la deuxième moitié de la production, j’arrête dans une libraire de seconde main, je vois ce poète hispanophone, Octavio Paz, je l’ai acheté sur un coup de tête. Je suis tombé sur la traduction de El fuego de cada dia, Le feu de chaque jour. Très rapidement, j’ai su que je ne pourrais pas trouver de titre plus adéquat.

Patrice Michaud sera en spectacle le 5 avril au Grand Théâtre de Québec.

Photo: Courtoisie (Amélie Gagné)