Shangri-La : une immersion futuriste au Diamant

Spectacle Shangri-La. (Photo : Thierry Laporte)

Présenté au Diamant les 15 et 16 octobre, Shangri-La est une adaptation sonore et visuelle de la bande dessinée éponyme, plongeant le public au cœur d’une dystopie où la folie consumériste mène l’humanité à sa perte. 

Par Juliet Nicolas

L’expérience nous propulse sur la station spatiale Tianzhu où l’humanité, chassée d’une Terre devenue stérile, vit désormais sous le contrôle de Tianzhu Enterprise.

Adapté de la bande dessinée de Mathieu Bablet parue en 2016, l’oeuvre s’est rapidement imposée comme une référence de la science-fiction francophone.

Bienvenue à bord de la station Tianzhu

À leur arrivée, les spectateurs sont accueillis comme des citoyens de la station Tianzhu. Accompagnés par les gardiens de la station, ils sont invités à participer au « Tianzhu Day », une célébration organisée par l’entreprise qui gouverne cet univers futuriste.

Dans le Studio Lepage Beaulieu, quatre écrans entourent ainsi le public et diffusent illustrations, animations et textes inspirés de la bande dessinée. Les bulles disparaissent alors au profit des voix des comédiens, du design sonore et de projections qui participent à faire progresser l’intrigue.

Une bande sonore percutante

Placés sur les coursives, trois musiciens assurent l’accompagnement en direct à la guitare, aux synthétiseurs et à la batterie. Composée par Vincent Girault, la trame sonore oscille entre musique électronique, ambiances contemplatives et passages plus explosifs.

La musique épouse les mouvements du récit, accentue les tensions dramatiques et contribue à l’immersion du public dans cet univers de science-fiction.

Une réflexion sur notre rapport au monde

Derrière la fiction se dessinent plusieurs préoccupations bien actuelles. Le récit questionne notamment la place du consumérisme dans nos sociétés, à travers des individus qui accordent davantage d’importance aux objets qu’aux liens humains. Il aborde aussi l’exploitation exercée par l’être humain sur le vivant et les conséquences de l’épuisement des ressources naturelles. 

En utilisant la dystopie comme point d’ancrage, Shangri-La propose ainsi une réflexion sur les choix collectifs qui façonnent notre avenir. Le spectacle se conclut d’ailleurs sur un message sans équivoque : locataires de la Terre, il est encore temps de sauver le vivant, alors faites-vous entendre.

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