Le Parti Québécois invite les électeurs de la Capitale-Nationale à voter en grand nombre. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a lancé l’appel vendredi, trois jours avant le scrutin. Il veut une région forte au sein d’un éventuel gouvernement péquiste.
Louis-Alexandre Parent et Étienne Dufour
Un appel à voter lundi
Le Parti Québécois a livré son message le 2 octobre, en compagnie de ses candidats de la grande région de Québec. Les électeurs iront aux urnes lundi prochain.
Paul St-Pierre Plamondon veut former un gouvernement avec les gens de la Capitale-Nationale. Il estime que la région mérite d’avoir une voix forte.
Une lutte à deux dans la région
Le chef juge que la course se joue entre le Parti conservateur et le Parti Québécois à Québec. « Chaque vote est important », a déclaré le chef.
Il veut donc faire élire le maximum de députés dans la région. Il dénonce aussi les fausses promesses et les engagements financiers irréalistes.
Un discours axé sur le changement
Paul St-Pierre Plamondon parle de huit ans de gaspillage, de transports en détérioration et d’itinérance. Il se présente comme un homme qui respecte sa parole et ne change pas d’idée au gré des sondages.
Son parti a déjà déposé une plateforme de 33 mesures pour Québec.
Une question référendaire à l’étude
Les journalistes ont interrogé le chef sur la question d’un futur référendum. Il répond que son équipe l’étudiera pendant son mandat. Un comité consultatif se penchera sur le sujet.
Le chef vise un objectif précis. La question doit être claire.

La confiance au cœur du débat
On a aussi interrogé le chef sur Destination autonomie, le livre d’Éric Duhaime paru ce printemps. Le Journal de Montréal rapporte que l’outil de détection Pangram attribue 62 % du texte à l’intelligence artificielle. L’outil fait toutefois l’objet de débats.
L’auteur Bryan Perro dit avoir soumis son roman Amos Daragon, publié en 2006, à Pangram. Le logiciel lui attribue 73 % de contenu créé par l’intelligence artificielle. Un défenseur de l’outil évoque un taux de faux positifs de 1 sur 20 000.
Le chef a répondu en parlant de confiance. Selon lui, c’est « la question de qui on peut avoir confiance quand on nous parle ».
Il évoque plusieurs sorties d’Éric Duhaime et une perception qui date des dernières élections. Le chef du Parti Québécois s’est excusé du mot, qu’il juge mal choisi. Il avait parlé de « bullishité de la ville de Québec ».
Le troisième lien passé au tamis de Grok
Paul St-Pierre Plamondon a demandé à l’intelligence artificielle Grok si le troisième lien d’Éric Duhaime était le fruit de l’intelligence artificielle.
Grok a répondu que l’idée n’est pas bonne. Le projet se heurte à des obstacles techniques locaux et d’utilité. Ces obstacles le rendent très fragile.
Le chef y voit une bonne nouvelle. Cela confirme, selon lui, qu’Éric Duhaime n’a pas utilisé l’intelligence artificielle pour son projet de troisième lien sur l’île d’Orléans.
Un autographe symbolique
Un jeune s’est approché du chef avec un livre de René Lévesque. Lévesque avait signé l’exemplaire de sa main. Le jeune a demandé un autographe à Paul St-Pierre Plamondon dans ce livre.
« Je veux avoir la signature de l’homme qui va faire du Québec un pays », a lancé le jeune homme.


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