William Denis, candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Jean-Talon, sollicite un premier mandat le 5 octobre. En entrevue avec Le Carrefour de Québec, le jeune homme de 28 ans défend le bilan caquiste. Il mise sur des mesures ciblées pour alléger le coût de la vie des citoyens.
Louis-Alexandre Parent
Un militant engagé depuis cinq ans
William Denis milite à la CAQ depuis 2021. Il s’est d’abord impliqué au sein de la Commission de la Relève, l’aile jeunesse du parti. Le jeune caquiste y a occupé les postes de responsable de l’organisation, puis de vice-président. Il préside la Relève depuis 2025.
Originaire de Saint-Ubalde, dans Portneuf, il a grandi sur une ferme laitière. Ce milieu lui a transmis une éthique de travail acharné. Ce bagage agricole lui a ouvert la porte d’un poste de conseiller politique auprès du ministre de l’Agriculture. Il a occupé cette fonction jusqu’au déclenchement de la campagne.
Le logement au cœur des conversations
Le candidat privilégie le contact direct avec les électeurs. Il fait du porte-à-porte et des appels. Il rencontre aussi des organismes communautaires et des regroupements d’aînés.
Le logement revient souvent dans ses échanges avec les citoyens de Jean-Talon. Son parti veut réformer le Code du bâtiment. L’objectif est de construire davantage, plus rapidement et à moindre coût. « C’est un travail de longue haleine », reconnaît le caquiste.
Le jeune caquiste juge les électeurs réceptifs. Il constate toutefois que plusieurs restent indécis, comme l’indiquent les sondages. Il les invite à suivre les débats des chefs pour faire un choix éclairé.
Des mesures ciblées contre la hausse du coût de la vie
Le coût de la vie constitue l’autre grande préoccupation relevée sur le terrain. William Denis préfère une série de petits gestes à une aide massive. Il souhaite ainsi laisser un peu plus d’argent dans les poches des Québécois à la fin du mois.
Pour les jeunes familles, il cite l’ajout de places en garderie subventionnée. Il mentionne aussi un dépôt dans un REEE, un régime d’épargne destiné aux études, pour chaque naissance.
Jean-Talon compte une importante population étudiante. Le candidat dit avoir rencontré la CADEUL et l’AELIÉS, deux associations étudiantes de l’Université Laval. Il rappelle le projet d’une nouvelle résidence sur le campus. « Il faut permettre aux étudiants de se concentrer sur leurs études », soutient William Denis.
Pour les aînés, il met de l’avant le soutien à domicile et la couverture des appareils auditifs. La CAQ promet aussi d’exclure de l’impôt jusqu’à 35 000 $ de revenus d’emploi. Cette mesure vise les 65 ans et plus qui travaillent dans un secteur en pénurie.
Un bilan que le candidat assume
William Denis défend les huit années de gouvernement caquiste. « Est-ce que tout a été parfait ? Non », concède le candidat. Il estime néanmoins que le Québec se porte mieux qu’en 2018.
Il mentionne l’Internet haute vitesse en région et les investissements en infrastructures. Le candidat souligne aussi la construction d’écoles dans la région de Québec. Il rappelle aussi la promesse de la CAQ d’agrandir l’école De Rochebelle, située dans Jean-Talon.
Le candidat rejette l’idée d’une « grosse révolution ». Il écarte aussi la souveraineté. Selon lui, le Québec affirme déjà ses valeurs et sa différence au sein du Canada.
Il salue le leadership de la cheffe Christine Fréchette dans le contexte des tensions commerciales avec les États-Unis. Il rappelle qu’elle juge non négociables la culture, la langue et la gestion de l’offre. Ce dernier enjeu touche directement le secteur laitier dont il est issu.
Reconquérir les électeurs passés au PQ
Le péquiste Pascal Paradis représente Jean-Talon depuis l’élection partielle de 2023. Ce scrutin a suivi la démission de la caquiste Joëlle Boutin. William Denis affronte notamment Pascal Paradis et la libérale Julie White.
Le candidat s’adresse aux électeurs qui ont voté pour la CAQ en 2022, puis pour le PQ en 2023. Plusieurs d’entre eux affirment vouloir revenir vers son parti, selon lui. Il reproche aux députés péquistes de consacrer du temps à la souveraineté et au livre bleu du PQ. Il promet plutôt de se consacrer à temps plein aux citoyens.
S’il est élu, il souhaite laisser l’image d’un député présent et disponible. Il espère que les citoyens diront de lui « Il était partout, il était là pour nous écouter ».
Une place pour la relève en politique
À la tête de la Relève, William Denis avait promis 25 candidats de 30 ans et moins. La CAQ en présente 26. Il y voit une mission accomplie.
Le candidat plaide pour une meilleure représentativité à l’Assemblée nationale. Les jeunes vivent des réalités différentes de celles des élus plus âgés, fait valoir William Denis
Peu importe l’issue du scrutin, il compte poursuivre son engagement. Il restera au poste de président de la Commission de la Relève en cas de défaite, assure le candidat de 28 ans.


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