Marchand demande des études avant de trancher sur le troisième lien

Le maire de Québec, Bruno Marchand, était en point de presse mardi matin pour répondre aux questions des journalistes. (Photo: Louis-Alexandre Parent)Le maire de Québec, Bruno Marchand, était en point de presse mardi matin pour répondre aux questions des journalistes. (Photo: Louis-Alexandre Parent)

Le maire de Québec Bruno Marchand a tenu un point de presse ce matin. Il refuse de soutenir le troisième lien sans études scientifiques rigoureuses. L’accident au pont Pierre Laporte vendredi soir relance le débat sur les voies de transport. Marchand écarte les projets du Parti québécois et du Parti conservateur.

Louis-Alexandre Parent

Une tragédie relance les questions de mobilité

Une collision frontale s’est produite vendredi vers minuit à la sortie du pont Pierre Laporte. Le sinistre s’est déroulé du côté de Lévis sur l’autoroute 20. Le suspect a déclenché une fusillade qui a blessé gravement un témoin. Les policiers de la Sûreté du Québec l’ont intercepté après une poursuite. Le BEI enquête sur les circonstances de sa mort.

Les conséquences se sont fait sentir samedi matin avec des congestions monstres. Plusieurs automobilistes ont subi d’importants délais sur les axes principaux.

Bruno Marchand reconnaît que cet événement est hors de l’ordinaire. Toutefois, il affirme que l’enjeu de mobilité est bien réel. Le maire demande aux partis politiques des solutions fondées sur des données concrètes. Il refuse de construire un pont sur du « ressenti » ou sur des hypothèses. La question est simple. Est-ce réellement nécessaire d’avoir un troisième lien?

Une position claire sur les tracés

Le maire de Québec a rejeté les propositions antérieures du dossier. Il n’a jamais appuyé le projet du Parti conservateur d’Éric Duhaime. Le Parti québécois propose aussi une version que M. Marchand n’est pas prêt à soutenir.

Le maire demande que le gouvernement provincial fournisse des études complètes. Il veut des données sur l’achalandage futur du lien. Il exige des analyses sur les impacts urbains et environnementaux. Marchand pose des conditions scientifiques avant de prendre position officiellement.

Les gouvernements critiqués pour leur manque de soutien

Le maire reproche aux trois niveaux gouvernementaux leur manque de soutien. Les gouvernements fédéral, provincial et municipal doivent collaborer davantage. Marchand souligne que la Ville de Québec ne peut pas tout régler seule. La région de la Capitale-Nationale mérite des investissements sérieux pour ses infrastructures.

Les élus municipaux refusent qu’on traite Québec comme une région secondaire. Les besoins sont réels, mais les décideurs ne doivent pas bâcler les solutions. Marchand veut que les futurs décideurs provinciaux entendent ses préoccupations.

L’école primaire Saint-Fidèle ferme avant la rentrée

Avant même le début des classes, l’école primaire Saint-Fidèle a dû fermer d’urgence. Des fissures ont été découvertes dans la structure du bâtiment. Trois cent quarante-cinq élèves devront être relocalisés à proximité du secteur Limoilou.

Le Centre de services scolaire de la Capitale organise rapidement le déplacement. Les travaux vont s’étendre sur toute l’année scolaire 2026-2027. Une douzaine de groupes du secondaire seront aussi affectés. Les élèves de l’école Jean de Brébeuf seront transférés au Centre de formation professionnelle de Limoilou.

Cette fermeture crée un véritable effet domino pour le secteur. Le CSSC doit préciser les détails du transport scolaire et du service de garde. Les parents et élèves font face à des perturbations majeures à quelques jours de la rentrée. Ces défaillances successives renforcent l’appel du maire pour des investissements publics durables en infrastructure.

Les chefs de partis reçoivent les demandes du maire

Bruno Marchand a rencontré les chefs des différentes formations politiques. L’élection provinciale aura lieu le 5 octobre. Les campagnes électorales seront lancées à la fin du mois.

Le maire a présenté ses priorités aux chefs du Parti libéral, de la CAQ et de Québec solidaire. Il demande qu’on écoute les enjeux régionaux réels et pas les slogans électoraux. Les infrastructures de transport ne doivent pas être au cœur des promesses électorales.

La région de Québec attend des engagements concrets des futurs décideurs. Les élus municipaux feront connaître leurs attentes dans les débats provinciaux importants.

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