Frédérique Chiasson, du volleyball à l’athlétisme de haut niveau

Frédérique lors du 200 m aux Jeux du Commonwealth le 29 Juillet. (Photo : Yonathan Kellerman)

Si certains athlètes ont un chemin tracé d’avance vers la gloire, d’autres ont des parcours plus inusités. Dans le cas de Frédérique Chiasson, peu nombreux sont ceux qui auraient pu prédire ce qui l’attendait il y a quelques années.

Xavier Renald

Du volleyball à l’athlétisme

Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, celle qui pratique désormais le sprint sur les pistes d’athlétisme a d’abord emménagé à Québec pour évoluer au volleyball collégial.

C’est d’ailleurs l’un de ses entraîneurs de volleyball qui l’a mise en contact avec le responsable de l’équipe de saut en athlétisme. Après avoir essayé cette discipline, elle s’est plutôt tournée vers le sprint et a rejoint le Rouge et Or de l’Université Laval.

« J’ai toujours pris les opportunités que j’avais plus jeune, donc je me suis dit : pourquoi pas en prendre une autre », raconte Frédérique Chiasson au sujet du changement de sport qu’elle a fait au début de sa vingtaine. 

Or, ce passage tardif vers un nouveau sport ne l’empêche pas de performer au plus haut niveau. L’athlète de 24 ans revient tout juste des Jeux du Commonwealth où elle a décroché la médaille d’argent au relais 4×100 m ainsi qu’une dixième place au 200 m avec la meilleure performance canadienne à cette épreuve. 

Frédérique Chiasson avec ses coéquipières Sade McCreath, Marie-Éloïse Leclair et Audrey Leduc ont remporté l’argent au relais 4x100m à Glasgow lors des Jeux du Commonwealth. (Photo : Yonathan Kellerman)

Selon elle, le fait d’avoir pratiqué plusieurs sports depuis son jeune âge fait d’elle une athlète plus complète. « Je pense que c’est ça qui fait la beauté de mon parcours et qui m’a permis justement de me rendre là aujourd’hui », estime Frédérique. 

« Je touchais un peu à tous les sports puis, je pense que comme ado, ça nous permet de développer plusieurs habiletés sportives et d’ajouter plusieurs qualités athlétiques qui peuvent être payantes quand on se tourne vers un autre sport », poursuit-elle.

Une année 2026 bien remplie

Après avoir remporté l’or au 200 m lors des Jeux du Canada l’an dernier, Frédérique Chiasson a eu une année 2026 particulièrement chargée. Ses performances ont attiré l’attention des entraîneurs de l’équipe canadienne d’athlétisme qui l’ont sélectionnée avec l’équipe nationale.

Après une participation aux championnats du monde de relais en mai dernier, Frédérique a ensuite eu la chance de briller aux Jeux du Commonwealth au cours des dernières semaines. 

« Je ne réalise comme pas. C’était beaucoup de nouveauté pour moi. En regardant avec du recul, je me dis : wow, c’est fou tout ce qu’on a traversé dans la dernière année. »

Frédérique Chiasson

« C’est inspirant d’être dans ces environnements-là, puis ça me donne le goût de continuer à persévérer et à travailler fort pour revivre des expériences comme ça », indique-t-elle.

Les yeux rivés vers les Championnats du monde d’athlétisme en 2027, l’étudiante-athlète devra cependant se concentrer sur ses études en médecine au cours des prochains mois. Malgré les difficultés qu’impliquent la pratique du sport de haut niveau et les études universitaires, Frédérique mentionne que cette réalité lui apporte aussi du positif. « Ça m’oblige à être très organisée », explique-t-elle.

C’est en partie grâce à cette organisation exemplaire qu’elle espère se qualifier pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Du soutien bienvenu

Depuis l’année dernière, Frédérique a la chance de bénéficier du soutien de la Fondation Ascension, une organisation à but non lucratif dont la mission est de soutenir les athlètes de haut niveau dans la poursuite de leurs objectifs. 

Cette fondation permet aux athlètes comme Frédérique de recevoir du soutien financier, mais également un accompagnement personnalisé pour les aider dans leur quotidien atypique. 

Photo : Yonathan Kellerman

« C’est tellement un beau projet que Sophie est en train de monter », souligne Frédérique en faisant référence à la responsable derrière la fondation. « C’est un peu notre soutien à tous les jours. Autant si on a besoin de trouver des billets d’avion que pour nous rappeler des dates importantes. C’est vraiment un petit coup de pouce dans la vie de tous les jours », soutient la jeune athlète.

Tout en espérant que son parcours lui permettra d’inspirer d’autres sportifs à se dépasser dans la quête de leurs objectifs, Frédérique continue de repousser ses propres limites. « Même si des fois, on essaie de nous faire entrer dans des moules, je pense qu’il n’y a pas juste un parcours qui mène à nos objectifs. C’est ça qui fait la beauté du sport », conclut la sprinteuse.

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