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Québec solidaire lance RepAir, un outil d’information sur la qualité de l’air

Sol Zanetti et Étienne Grandmont lors du lancement de RepAir. (Photo : Xavier Renald)Sol Zanetti et Étienne Grandmont lors du lancement de RepAir. (Photo : Xavier Renald)

Les députés Sol Zanetti et Étienne Grandmont ont annoncé le lancement de ce nouveau site web qui vise à bonifier la prévention en lien avec les méfaits d’une mauvaise qualité de l’air.

Xavier Renald

Un enjeu négligé par la CAQ selon les solidaires

Québec solidaire (QS) a décidé de prendre les devants pour donner l’information aux citoyens sur l’état de la qualité de l’air. Son nouvel outil, développé en collaboration avec Guillaume Simard de RevolvAir, donne accès aux niveaux de pollution atmosphérique partout au Québec.

Selon les députés solidaires, le gouvernement de la CAQ n’a pas été à la hauteur de la problématique, en privilégiant les intérêts des entreprises au détriment des citoyens. La pollution atmosphérique est notamment responsable de plusieurs problèmes de santé, ce qui coûte cher au système de santé, soulignent les deux députés.

« Le problème existe depuis longtemps. Les différents gouvernements, que ce soit la CAQ, le Parti libéral ou le Parti Québécois n’ont pas fait leur travail, ont préféré privilégier l’autoroute, les déplacements uniquement en automobile, ont préféré les activités économiques sans se soucier de la qualité et de l’espérance de vie des gens », a lancé Étienne Grandmont, responsable solidaire en matière d’environnement.

M. Zanetti note d’ailleurs que malgré l’augmentation du nombre de capteurs qui mesurent le niveau de pollution atmosphérique, les résultats ne se sont pas améliorés, notamment à Limoilou. « On a plus de données, mais on n’a pas plus de volonté politique de la part du gouvernement », a-t-il affirmé.

Informer pour mieux mobiliser

En plus des données sur la pollution atmosphérique selon leur secteur de résidence, l’application développée par QS présente des pistes d’action pour les citoyens préoccupés par l’enjeu. Ces derniers peuvent ainsi communiquer avec leur député et ont accès à de l’information sur les organismes qui travaillent à assurer une bonne qualité de l’air dans leur région.

« La documentation est quand même difficile d’accès pour le citoyen qui s’y perd et ne s’y retrouve pas. Aujourd’hui, tout ça va changer. On donne un outil crucial pour défendre sa santé et son environnement, c’est-à-dire l’information », a déclaré le député de Jean-Lesage et co-porte-parole de QS.

L’objectif de cette initiative est donc d’entraîner l’action de la part des citoyens touchés par l’enjeu. « C’est un outil de mobilisation, mais non partisan, indique M. Zanetti. Regardez, dans votre coin, il y a tel ou tel organisme qui s’implique pour la qualité de l’air, si vous voulez vous mobiliser, allez-y », suggère-t-il.

Par ailleurs, les deux députés solidaires croient qu’envoyer des messages à son élu sur un enjeu comme celui de la qualité de l’air peut faire changer les choses.

« Je trouve cette initiative très pertinente. Elle va servir les citoyens et les citoyennes un peu partout au Québec. Elle va contaminer, je l’espère, le regard des politiciens sur l’enjeu de la pollution atmosphérique », soutient Étienne Grandmont.

Des capsules éducatives sont également disponibles pour donner de l’information sur les conséquences des différents polluants atmosphériques pour la santé publique.

Des données dépassées ?

Les données disponibles sont les plus récentes validées recueillies par les capteurs du gouvernement. Or, ces données sont peu récentes en raison des délais de validation du ministère de l’Environnement.

En comparant les taux de pollution de l’air avec les normes québécoises et les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, les citoyens pourront constater à quel point la réglementation québécoise est en retard, estime Sol Zanetti. (Capture d’écran du site web de RepAir.)

Les députés solidaires sont tout de même persuadés que l’outil demeure pertinent, même si les données utilisées datent de 2024. « Les données de 2024 et les données d’avant donnent quand même un portrait qui pousse à l’action », assure Sol Zanetti qui explique le choix des données par la rigueur scientifique.

Dès que les données de 2025 seront validées, elles seront ajoutées au site web, assure M. Zanetti.

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