La Ville de Québec accueille avec satisfaction les résultats du rapport L’état du vélo au Québec en 2025 de l’organisme Vélo Québec. Les données issues de ce rapport démontrent, selon la Ville, la pertinence des infrastructures de mobilité active.
Xavier Renald
Un réseau qui prend de l’ampleur
Au Québec, le réseau cyclable s’est fortement développé au cours des dernières années. Alors qu’il n’était que de 2 300 km en 1995, le réseau compte désormais 11 500 km d’espaces dédiés aux déplacements à vélo. Cette transformation de l’espace public se traduit par une plus grande utilisation : en 2025, 55 % des déplacements à vélo se font sur des pistes ou des bandes cyclables, contre seulement 28 % en 1995.
Le rapport vante aussi les mérites des « infrastructures à haut niveau de service », que l’on retrouve à Québec sous la forme des Corridors VivaCité (CVC). Selon Vélo Québec, « en offrant des conditions de déplacement fiables et performantes, ces infrastructures permettent au vélo de s’imposer comme une véritable alternative de mobilité. »

« En rendant les déplacements actifs plus visibles et prévisibles, et en éloignant les véhicules des trottoirs grâce au lien cyclable et à la zone tampon, le CVC favorise une cohabitation plus sécuritaire entre tous les usagers », souligne de son côté la Ville de Québec.
Des répercussions sur tous les modes de transport
En plus d’observer des hausses annuelles de passages de 7 à 16 %, les CVC profiteraient également aux autres transports actifs. Sur le chemin Sainte-Foy, par exemple, la fréquentation piétonne a augmenté de 175 % entre 2023 et 2024.
Ce type de réaménagement, qui vise à apaiser la circulation, entraîne toutefois une baisse de la circulation automobile. Le nombre de véhicules motorisés a d’ailleurs diminué de 35 % sur le chemin Sainte-Foy à la suite de l’installation du CVC en 2023. Cette réduction est également observée dans les rues adjacentes, où la circulation a diminué de 6 à 34 % (entre 2016 et 2024).
Le rapport de Vélo Québec établit donc que « les investissements [en infrastructures] contribuent directement à augmenter la part modale du vélo, qui progresse dans de nombreuses villes québécoises ». À Québec, cette part modale du vélo a augmenté de 50 % en six ans pour atteindre 2,4 % des déplacements totaux en 2023.
Le cas du service àVélo souligné
Les services de vélopartage tels que le service àVélo du Réseau de transport de la Capitale (RTC), dont la popularité est en forte croissance, sont présentés comme une façon d’initier les citoyens à l’usage du vélo.
En 2025, ce sont 641 000 Québécois qui auraient utilisé un vélo en libre-service pour se déplacer, ce qui correspond à 19 % des cyclistes de la province. Alors que l’on retrouve des services de vélopartage dans 22 villes du Québec, le service àVélo est montré comme un exemple. Depuis son lancement en 2021, le nombre de déplacements effectués a été multiplié par près de 70 et le nombre d’adeptes par plus de 8.

« En investissant dans des infrastructures modernes comme les corridors VivaCité et le service àVélo, nous offrons plus d’options à la population pour faciliter les déplacements du quotidien », indique Yannick Fauteux, président du RTC.
Le service àVélo s’impose donc comme un cas exemplaire selon la Ville, qui rappelle que 43 000 usagers ont effectué près de 2 millions de déplacements grâce au service l’an dernier.
Cependant, àVélo n’offre pas de service en saison hivernale, ce qui est pourtant ciblé comme une porte d’entrée vers le vélo hivernale dans le rapport de Vélo Québec. À Montréal, près de 93 000 personnes ont utilisé les vélos équipés pour l’hiver fournis par BIXI.

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