À travers neuf créations, la prochaine saison de Premier Acte rassemble de véritables pièces de résistance. Des œuvres fortes, tenaces et ancrées dans l’actualité. La relève y explore nos angles morts et bouscule ce que l’on tient pour acquis.
Par Juliet Nicolas
À Premier Acte, la nouvelle génération s’affirme et prend position sans détour. Ainsi, la programmation 2026‑2027 met de l’avant des œuvres qui questionnent nos façons de voir et bousculent nos croyances. Explorant des sujets délicats, les œuvres se frottent aux zones d’inconfort et ouvrent la discussion.
Démarrage en trombe
Dès septembre, Le vote stratégique, porté par Nicola Boulanger et la troupe Hommeries!, donne le ton avec une satire politique qui s’attaque à nos réflexes démocratiques. Par la suite, Terre des Hommes, librement inspiré de Saint‑Exupéry, entraîne le public dans un désert où la réflexion devient un acte de survie. Avec Le Tiers‑Lieu, Gabriel Sénéchal plonge dans l’univers des communautés en ligne, révélant la fragilité des liens qui naissent derrière un écran.
Des univers contrastés
La saison se déploie ensuite dans divers registres, mais toujours avec la même volonté de sonder ce qui nous traverse. Les Contes à passer le temps reviennent pour une 16e édition, offrant un portrait éclaté de Québec à travers les voix d’une dizaine d’auteur·trice·s. En parallèle, Peter Pan (de poche) revisite le classique de J.M. Barrie dans une version intime, pensée pour les matinées d’hiver.
Le début d’année marque un virage plus sombre avec Résolution, un thriller psychologique signé Thomas Boudreault‑Côté, où le rire et la tension se disputent la scène. Puis, Ce qu’il nous restera des espèces‑proies interroge les dérives du productivisme en mêlant performance, recherche et imaginaire écologique. En mars, Lauriane Charbonneau revisite Les Justes de Camus à travers un prisme féministe, questionnant la fatigue militante et les limites de l’action politique.
La saison se clôture avec Je nous ai promis un fiasco, autofiction de Jorie Pedneault qui explore l’amour, le deuil et la transition de genre dans une écriture où l’intime devient un terrain de résistance.
Regarder le monde sans détour
À travers différentes formes artistiques, on retrouve le même fil conducteur, celui d’artistes qui refusent la résignation. Le théâtre y côtoie la performance, la marionnette, le conte et le numérique. Chaque spectacle ouvrant une brèche et proposant une autre manière de penser le monde.
Par ailleurs, les activités en marge prolongent cette dynamique. Lectures, laboratoires, discussions et chantiers artistiques deviennent autant d’espaces où les idées continuent de circuler bien après la fin des représentations.
Une accessibilité repensée
Premier Acte poursuit également son engagement envers une culture accessible à toutes et tous. L’institution maintient une tarification solidaire et inclusive, permettant au public de choisir le tarif qui correspond le mieux à sa situation.

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