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Sous la ligne de flottaison 

Crédit photo: Stéphane BourgeoisPhoto : Stéphane Bourgeois

La pièce aborde la séparation et les bouleversements sur la famille avec doigté et intelligence 

Yves Leclerc (Collaboration spéciale)

Une séparation est toujours un choc immense pour les enfants. Sous la ligne de flottaison explore, avec intelligence, les bouleversements multiples générés par cette situation.

À l’affiche jusqu’au 7 février à La Caserne – jeune public, cette création théâtrale de la compagnie de Québec La Trâlée, d’une durée de 55 minutes, s’adresse aux jeunes de huit à douze ans.

Mercredi, lors de la première, la salle Desjardins était remplie au maximum de sa capacité. Il y régnait une ambiance qui laissait croire que l’attention ne serait peut-être pas à son maximum, mais l’écoute s’est avérée exceptionnelle.

Écrite par Cécile Mouvet, Sous la ligne de flottaison raconte l’histoire de Layla Tremblay-Bensaïd, une jeune fille qui rêve d’obtenir son passeport pour aller plonger dans la Grande Barrière de corail en Australie.

Nadia Girard Eddahia, qui se glisse dans la peau de Layla, interprète aussi les autres personnages de cette famille séparée, soit la mère, le père, sa petite sœur et son frère « Simomo ».

Elle est accompagnée, sur les planches, par David Boily, un musicien-bruiteur, qui livre, en direct, la trame sonore de la pièce. Ses sonorités épousent avec précision les gestes et les actions de l’actrice. 

On retrouve, sur une scène épurée, un coin représentant la piscine municipale ou la mer, un espace de jeu et une section occupée par David Boily.

Intelligence

Layla rêve de nager au cœur d’un banc de poissons, entourée de créatures marines. Pour elle, le banc de poissons, c’est une famille. Une famille, qui se déstabilise, lorsqu’il se scinde en deux.

Chez sa mère, il y a des règles. Chez son père, on improvise beaucoup. Entre les deux domiciles, les trois enfants perdent leurs repères. Et c’est encore pire, lorsque le père disparait, tout à coup, sans donner de nouvelles.

Les sorties à la piscine initiées par le père ne sont plus. L’équilibre est brisé.

« Un banc de poissons ne devrait jamais se séparer », indique Layla, l’aînée de la famille.

Mis en scène par Blanche Gionet-Lavigne, Sous la ligne de flottaison aborde avec intelligence dans les émotions ressenties par les enfants, lorsque la cellule familiale se fractionne. 

Ce qui est un des points forts de cette création. Ce qui, aussi, explique la qualité d’écoute des jeunes lors de la première. Le texte de Cécile Mouvet leur parlait.

Et tout à coup, lors d’un énorme moment d’émotion, en fin de parcours, une lueur d’espoir surgit. Même si le banc de poissons se brise, c’est possible d’avancer et trouver son chemin. 

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