Publicité

La nouvelle politique de déneigement divise

Opération déneigement

La Ville de Québec a revu sa façon de gérer l’hiver avec l’adoption d’une nouvelle Politique de déneigement. Ces orientations promettent une meilleure adaptation aux conditions météorologiques et une utilisation plus efficace des ressources. Mais sur le terrain, plusieurs citoyens constatent encore des écarts importants entre les quartiers.

Par Juliet Nicolas

Une approche modulée selon les conditions

La Politique de déneigement, adoptée au printemps 2025, introduit trois niveaux d’intervention — normales, difficiles ou extrêmes. Cela, afin d’ajuster les opérations selon l’intensité des précipitations et l’état du réseau. La Ville y précise que les artères principales, les parcours de transport en commun et les accès aux services d’urgence doivent être traités en priorité. Cette hiérarchisation vise à maintenir la mobilité essentielle, mais elle crée aussi des différences visibles entre les secteurs.

Des citoyens qui dénoncent un service inégal

Dans plusieurs quartiers, des résidents affirment que les trottoirs demeurent glacés ou difficilement praticables. Tandis que les artères prioritaires sont rapidement dégagées. « On marche dans la rue car les trottoirs sont encore glacés. Par contre, sur Grande‑Allée, c’est nickel. Dans Saint‑Jean‑Baptiste et Montcalm, traverser la rue devient une aventure », déplore une citoyenne.

Certains résidents estiment aussi que le déneigement tardif des entrées privées complique les opérations municipales. « Beaucoup de gens ont déneigé leur cour ce matin, ce qui n’a pas aidé. Le règlement dit que ça doit être fait pendant l’opération, pas le lendemain », affirme un résident, au lendemain d’une opération de déneigement.

Cette interprétation ne correspond toutefois pas aux règlements municipaux. La Ville interdit de déposer de la neige dans la rue sans permis de déneigement. Les détenteurs d’un permis doivent effectivement le faire avant le passage des équipes.

La Ville rappelle pour sa part que la réussite des opérations repose en partie sur la collaboration citoyenne. Notamment en respectant les interdictions de stationnement, en sortant les bacs roulants aux bons moments et en évitant de laisser des obstacles qui gênent le passage des équipements.

Un budget 2026 en contrôle

Selon le communiqué officiel Déneigement : un budget 2026 en contrôle publié par la Ville, les dépenses liées au déneigement atteindront 96 millions de dollars, une hausse limitée à 0,6 % par rapport à 2025. 

Dans un contexte d’inflation et de hausse du coût des matériaux, la Ville présente cette progression minimale comme la preuve d’une gestion rigoureuse et d’un effort réel pour contenir les coûts.

Elle explique par ailleurs, que cette stabilité budgétaire est possible grâce à une planification plus souple des opérations, à la reprise en régie de certaines zones autrefois confiées à des entrepreneurs privés et à une meilleure capacité d’adaptation aux conditions hivernales. 

La télémétrie 

La Politique de déneigement prévoit aussi l’usage de la télémétrie pour suivre les véhicules en temps réel et ajuster les parcours. Selon la Ville, cet outil doit aider à mieux coordonner les équipes et à réduire certaines inefficiences.

Sur le terrain, toutefois, l’application de la nouvelle approche demeure variable. La planification est plus structurée, mais les conditions météo, les ressources disponibles et les contraintes budgétaires continuent d’influencer la qualité du service. Par ailleurs, la volonté de limiter les heures supplémentaires et de recourir plus sélectivement au privé impose également ses propres limites.

1 commentaire sur "La nouvelle politique de déneigement divise"

  1. Louis Lamontagne | Jan 19, 2026 at 16 h 07 min | Répondre

    Bof. On va laisser les technocrates s’amuser avec leurs nouveaux jouets télémétriques et leurs progiciels de gestion, faire leur contrôle de qualité du travail les fesses au chaud dans leur bureaux et leur laisser le temps de s’ajuster, mais si c’est encore pareil à la prochaine bordée on aura vraiment raison de chiâler. Ils faut alimenter la bête 311 avec nos plaintes pour faire augmenter les statistiques, parce que sinon rien ne bougera et ils auront le beau jeu pour dire en conférence de presse que tout va bien et qu’il n’y a pas assez de plaintes pour changer les choses selon leurs statistiques. Mais être une personne âgée ou a mobilité réduite je serais en pétard.

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.