Hier soir, le Grizzly Fuzz affichait complet pour accueillir BLAMM en première partie, suivie de Lemon Bucket Orkestra. Une soirée explosive, entre folk décalé et brass band balkanique, qui n’a pas déçu.
Par Juliet Nicolas
BLAMM : un joyeux cirque sonore
BLAMM a ouvert la soirée avec une aisance désarmante. Avec son acolyte au tuba et entourée de sa guitare, d’un banjo et d’un cornet, la chanteuse a livré un set oscillant entre humour, poésie brute et absurdité assumée. Le tout porté par ce mélange de folk, de soul et de swing qui la caractérise.
Son yodel inattendu, ses textes terre à terre et ses envolées vocales créent un drôle de manège émotionnel, à la fois tendre et grinçant. Dans une ambiance un peu saltimbanque, elle nous fait traverser l’anxiété sociale, la procrastination ou les petits tabous du quotidien avec une simplicité qui fait mouche.

Lemon Bucket Orkestra ou une explosion collective
Quand Lemon Bucket Orkestra est monté sur scène, la température a grimpé d’un coup. Le groupe torontois, qui célébrait ses quinze ans et revenait tout juste d’une tournée en Amérique latine, a immédiatement créé une osmose avec le public. Leur fusion de polyphonie ukrainienne, de rythmes balkaniques et d’influences hip-hop, punk et jazz a fait le reste.
Dans une ambiance joyeusement chaotique, la salle entière s’est retrouvée en mouvement. Les musiciens ont levé leurs verres à la paix et à l’amour, comme un pied de nez lumineux à une actualité funeste. Cette énergie contagieuse a plongé tout le monde dans une transe. On ne regardait plus simplement un concert mais on participait à une fête. Une soirée comme un exutoire collectif et nécessaire. Un effet cathartique, qui fait du bien.

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