Le chômage chute à un creux historique de 2,7 % à Québec

Une belle vue d’une partie de la canopée en Haute-Ville de Québec.Une belle vue d’une partie de la canopée en Haute-Ville de Québec. (crédit photo: Philippe Mousset)

En février 2026, la région métropolitaine de Québec observe une véritable surchauffe de son marché du travail. Le taux de chômage recule à 2,7 %, un niveau qui accentue la rareté des talents. Les entreprises font face à des défis majeurs de recrutement et de productivité.

Louis-Alexandre Parent

Des indicateurs économiques au sommet

Le marché du travail de la région de Québec poursuit son expansion. L’emploi affiche une hausse de 0,8 % en février. La région dénombre aujourd’hui 519 800 personnes en poste. Parallèlement, le taux de chômage enregistre une cinquième baisse consécutive. Il s’établit désormais à seulement 2,7 %.

Ce niveau historiquement bas maintient la région sous le seuil du plein emploi pour un troisième mois de suite. La vigueur de l’économie se reflète aussi dans le taux d’emploi qui s’élève à 68,7 %. Il s’agit du taux le plus élevé au Canada. À titre comparatif, Toronto et Montréal affichent respectivement 61,2 % et 62,1 %. La population active croît également de 0,5 %, atteignant 533 900 individus.

Un frein à la productivité

Cette croissance engendre toutefois des goulots d’étranglement. La demande excédentaire de travail caractérise actuellement la région. Les employeurs peinent à trouver des compétences spécialisées.

Cette rareté limite directement la productivité des entreprises. Elle freine leur capacité à se diversifier ou à moderniser leurs procédés. Les organisations subissent des délais d’embauche prolongés et une très forte concurrence. Ces tensions menacent la réalisation de projets d’investissement, pourtant cruciaux pour jouer un rôle contracyclique dans la conjoncture actuelle.

L’automatisation et le recrutement ciblé

Face à ces contraintes, les dirigeants doivent adapter leurs modèles d’affaires. « Dans un contexte d’inadéquation entre les talents disponibles, qui se font rares, .et les postes à combler, il est essentiel pour les entreprises de penser à la transformation numérique et à l’automatisation », a précisé Carl Viel, PDG de Québec Internationale.

La situation varie toutefois selon les secteurs d’activité. Le marché du travail se fragmente désormais en plusieurs sous-marchés distincts. Dans ce contexte complexe, l’économiste de Québec International, Rosalie Forgues, suggère une approche de recrutement stratégique. Elle souligne qu’un recrutement bien planifié, ciblant le bassin local puis l’international, devient indispensable pour sécuriser les compétences clés.

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