Le Carrefour de Québec poursuit sa série de portraits consacrée aux élus municipaux de la Ville de Québec. Nous nous intéressons aujourd’hui à la conseillère municipale du district de Cap-aux-Diamants. Mélissa Coulombe-Leduc entame présentement son second mandat à l’hôtel de ville. Elle affiche la ferme intention de poursuivre le travail amorcé lors des quatre dernières années.
Un parcours politique ancré
Originaire de Gatineau, Mélissa Coulombe-Leduc possède une feuille de route marquée par l’engagement politique. Elle a commencé sa carrière comme attachée de presse pour Christiane Gagnon, ancienne députée du Bloc Québécois dans la circonscription de Québec. Sa formation académique soutient ce parcours. Elle a étudié la science politique à l’Université de Montréal avant de compléter sa maîtrise à l’UQÀM.
Ses études l’ont menée jusqu’à l’Assemblée nationale de France pour un stage. Elle s’y est intéressée particulièrement à la politique européenne. Son mémoire de maîtrise portait d’ailleurs sur l’intégration des pays européens à une union politique et économique sans compromettre la souveraineté des États.
La « vague orange » de 2011 a marqué un tournant dans sa carrière. Elle a par la suite travaillé sous contrat dans la fonction publique fédérale. Son établissement définitif dans la capitale nationale découle d’une décision personnelle. Son conjoint a étudié à l’Université Laval et a œuvré à l’élection du Parti Québécois en 2013. Il a su la convaincre de s’installer à Québec. Elle connaissait déjà bien la ville pour y avoir travaillé avec la députée locale.
Avant son élection, elle a évolué pendant près de dix ans chez TACT. Il s’agit d’une agence en affaires publiques entièrement québécoise. Mme. Coulombe-Leduc réside depuis quatorze ans dans le secteur de Cap-aux-Diamants. Elle considère ce quartier comme le sien. Elle vante la qualité de vie offerte aux résidents et souligne la proximité des plaines d’Abraham ainsi que des institutions culturelles.
Une continuité dans l’action
Mélissa Coulombe-Leduc aborde ce deuxième mandat différemment du premier. Elle ne subit plus la courbe d’apprentissage inhérente aux débuts en politique municipale. Son expérience passée au conseil de quartier de Saint-Jean-Baptiste et au conseil d’établissement de l’école du même nom lui sert quotidiennement. Ces implications lui ont permis de saisir finement les enjeux locaux.
Son premier mandat a vu naître un projet de Centre de la petite enfance (CPE) dans Saint-Jean-Baptiste. Ce futur établissement offrira 80 places. La construction est en cours. La conseillère se réjouit du début des travaux et assure qu’elle continuera de suivre ce dossier de près.
Elle conserve également ses responsabilités au sein du comité exécutif. Elle demeure responsable de l’urbanisme, du patrimoine et de la qualité de vie dans le Vieux-Québec. Ces dossiers touchent directement le cœur de son district.
La qualité de vie et l’habitation
La conseillère divise la gestion de la qualité de vie dans le Vieux-Québec en cinq axes principaux. Elle cite d’abord les enjeux de mobilité. Viennent ensuite le commerce et les services de proximité. Les enjeux résidentiels et d’habitation constituent le troisième axe. Le tourisme durable et la cohabitation entre visiteurs et résidents forment le quatrième point. Enfin, elle s’attaque à la pollution sonore et visuelle subie par les citoyens.
Le logement social demeure une priorité pour l’élue. Elle cite le dossier de l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul. La Ville maintient son financement et la vocation sociale du projet. Mme Coulombe-Leduc affirme que le secteur a besoin de logement social. Elle soutient que le privé aurait déjà lancé le chantier, mais elle défend la nécessité d’une vocation communautaire.
Son objectif est clair. Elle souhaite ramener des résidents dans le Vieux-Québec et renverser la tendance actuelle. Elle recherche un équilibre harmonieux entre les fonctions touristiques, commerciales et résidentielles. Les citoyens lui ont exprimé leur désir de conserver une présence touristique, mais dans un contexte d’harmonisation.
La conseillère s’inquiète aussi de la perte de services de proximité. La fermeture d’une pharmacie dans le Vieux-Québec illustre ce problème. Selon elle, l’action municipale doit se concentrer sur la composition démographique du quartier. Le retour de résidents permanents modifiera naturellement l’offre commerciale. Elle prévient toutefois que cet engagement demande du temps.
Mobilité et grands projets
La mobilité occupe une place centrale dans sa vision. Résidente de Saint-Jean-Baptiste, elle vit sans voiture et ne voit aucun inconvénient à ce mode de vie. Elle reconnaît cependant que l’aménagement du Vieux-Québec convient mal à l’automobile et aux gros transports. La Ville mène des réflexions sur la mobilité dans le secteur. Des zones d’apaisement ont déjà vu le jour. Elle se dit convaincue que les commerçants de la rue Saint-Jean appuient la piétonisation estivale et ne souhaitent pas de retour en arrière.
Un autre dossier majeur retient son attention. Il s’agit de la reconversion de l’école anglophone St-Patrick’s High School. La Commission scolaire anglophone construit une nouvelle école pour fusionner deux établissements. Le terrain actuel appartient à une congrégation religieuse basée en Ontario. Le bail liant la commission scolaire à la congrégation prend fin avec le déménagement de l’école.
Le groupe citoyen Avenir St-Patrick milite pour la reconversion du site en logement social. Il souhaite aussi sécuriser l’avenir du CPE Les Loupiots. Ce CPE de 60 places occupait les lieux grâce à un bail avec la commission scolaire et se retrouve en danger. Mme Coulombe-Leduc appuie les démarches citoyennes. Elle n’exclut pas que la Ville utilise son droit de préemption en dernier recours pour récupérer le terrain.
Pour un dialogue respectueux
Mélissa Coulombe-Leduc conclut sur l’importance du climat social. Elle espère que les citoyens conserveront leur capacité à discuter malgré les désaccords. La conseillère déplore la vague de haine subie sur les réseaux sociaux durant sa campagne. Elle affirme avoir été transparente sur ses engagements.
La conseillère constate une différence entre les commentaires en ligne et les échanges en personne lors du porte-à-porte. Elle estime que la société a perdu la capacité d’exprimer son désaccord avec respect. Mélissa Coulombe-Leduc observe ce phénomène envers les élus, mais aussi entre voisins et groupes de quartier. Elle souhaite que les prochaines années permettent un retour à des échanges plus sains.


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