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L’emploi en hausse à Québec au mois de janvier

Vue aérienne sur la Haute-ville, dont le complexe G.Photo : Philippe Moussette

L’emploi dans la RMR de Québec enregistre une autre hausse en ce début d’année 2026 tandis que le taux de chômage recule à 3 %.

Xavier Renald

Québec International met en garde la population face à ce resserrement du marché du travail qui pourrait entraîner des effets pervers.

Un seuil sous le plein emploi

Les données provenant de l’Enquête sur la population active publiée par Statistique Canada pour le mois de janvier démontrent que le marché du travail se resserre dans la RMR de Québec. Le taux d’emploi atteint d’ailleurs son plus haut sommet depuis 2019 à 68,1 % alors que 515 500 postes sont pourvus dans la région, un bond de 1,2 % par rapport au mois précédent.

C’est toutefois le taux de chômage qui attire l’attention en ce début d’année 2026. Avec un recul de 0,3 point de pourcentage par rapport à décembre 2025, la mesure est sous le seuil de plein emploi pour un deuxième mois consécutif.

« Dans ce contexte de resserrement, il importe de se rappeler qu’un chômage trop bas comporte ses risques », peut-on lire dans la publication économique de Québec International. L’organisation, qui travaille au développement économique de la région, prévient qu’une fois que la main-d’œuvre devient rare, les entreprises peuvent être tentées de retarder les décisions de recrutement et d’investissement.

Par ailleurs, un taux d’emploi en forte hausse peut alimenter des pressions inflationnistes, en poussant les salaires à la hausse. Ces hausses de salaires peuvent ensuite mener à des augmentations de prix. « Cette tension accrue pourrait engendrer des pénuries de main-d’œuvre, freiner la réalisation de projets et augmenter les coûts de production », avertit Rosalie Forgues, économiste pour Québec International.

Si Québec n’a pas encore franchi un seuil critique, une stabilisation ou une remontée du chômage serait souhaitable afin d’éviter une surchauffe économique et de préserver la capacité de croissance des entreprises.

Une première en cinq ans pour les 15-24 ans

Même les jeunes se retrouvent sous le seuil du plein emploi en janvier selon les données non désaisonnalisées de l’Enquête sur la population active. Pour la première fois en cinq ans, le taux de chômage des 15 à 24 ans s’établit sous ce seuil, à 3,2 %, en recul de 6,5 point de pourcentage sur un an. Les prochains mois permettront d’observer si ce faible taux se maintient ou s’il s’agit d’une hausse liée aux emplois saisonniers occupés durant la période des fêtes.

Le taux de chômage des plus jeunes a inquiété en 2025, dépassant les 10 % au cours de l’été. Cependant, en ce début d’année, « l’enjeu n’est pas de déterminer si les jeunes travaillent dans la région de Québec, mais d’analyser leurs modalités d’insertion dans un marché plus concurrentiel », indique Mme Forgues.

Cette dynamique peut permettre d’évaluer la capacité d’absorption de l’économie, notamment en ce qui concerne le remplacement des départs. À ce chapitre, le sondage Conjoncture 2026 démontre que 54 % des gestionnaires d’entreprises anticipent une augmentation des effectifs en 2026 alors que ce taux était de 62 % l’année dernière. De plus, 73 % des répondants du sondage éprouvent des difficultés de recrutement.

Ainsi, les entreprises sont désormais tournées vers l’amélioration de la productivité et le renforcement des compétences, tandis que les jeunes doivent s’intégrer dans un marché du travail concurrentiel et marqué par l’intégration progressive de l’intelligence artificielle. 

Du soutien pour les travailleurs étrangers

Cette chute du taux de chômage survient au moment où l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), survenue en novembre dernier, pourrait mener au départ de plusieurs travailleurs étrangers déjà établis dans la province.

Bon nombre d’acteurs politiques et économiques montent d’ailleurs au front pour exprimer leur opposition à cette mesure. Parmi eux, le maire de Québec Bruno Marchand a multiplié les sorties médiatiques au cours des dernières semaines, demandant au gouvernement de maintenir les immigrants déjà intégrés au sein de leur communauté.

« On en a besoin pour nos entrepreneurs qui ont besoin de main-d’œuvre », a déclaré le maire de Québec dans une vidéo publiée sur son compte Facebook la semaine dernière dans le cadre de l’initiative des cœurs bleus.

C’est L’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui a lancé le mouvement des cœurs bleus pour soutenir les personnes immigrantes menacées par la fin du PEQ. L’UMQ réclame la mise en place d’une clause de droits acquis pour les personnes pénalisées par l’abolition du programme ainsi que des mesures transitoires pour les travailleurs étrangers temporaires déjà en poste.

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