Malgré le conflit tarifaire avec les États-Unis, les principaux indicateurs du marché de l’emploi se sont montrés résilients en 2025.
Xavier Renald
Une économie régionale toujours résiliente
Québec International estime que la région conserve un dynamisme favorable sur le marché du travail. L’organisme chargé du développement économique note toutefois un recul du nombre de postes vacants au troisième trimestre dans la Capitale-Nationale.

De janvier à novembre, le nombre d’emplois dans la région métropolitaine de recensement de Québec a augmenté, passant de 471 600 à 502 300. Le taux d’emploi est d’ailleurs plus élevé à Québec (66,4 %) que dans l’ensemble de la province (61,1 %).

À 4,2 %, le taux de chômage de Québec est bien en deçà de celui des autres grandes villes du pays. La moyenne québécoise de 5,4 % est également supérieure à celle dans la Vieille Capitale.
Les jeunes plus vulnérables
Néanmoins, une inquiétude plane au-dessus des jeunes travailleurs. En effet, le taux de chômage chez les 15 à 24 ans a atteint 10,6 % en septembre, une valeur préoccupante selon Rosalie Forgues, économiste chez Québec International.
L’organisme explique le niveau supérieur du chômage pour cette catégorie de travailleurs notamment par des facteurs structurels. Ainsi, la transition études-emploi, la mobilité des jeunes travailleurs et la plus forte proportion d’individus occupant des postes temporaires ou saisonniers font partie des explications données.
De plus, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les milieux de travail pourrait participer à la diminution du nombre d’emplois disponibles au cours des prochaines années. C’est du moins ce qu’indique un rapport du Forum économique mondial, qui prévoit que 40 % des employeurs réduiront leurs effectifs d’ici 2030 en raison de l’IA.

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