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Sabrina Sirois
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Ouvrir les frontières avec la danse contemporaine

Saint-Roch – Les enjeux sociaux animeront la programmation 2019-2020 de la Rotonde. Les oeuvres toucheront le public dans ses valeurs les plus humaines. La directrice de la programmation, Marie-Hélène Julien, explique qu’un des objectifs de l’organisation est d’élargir son public pour atteindre plus de jeunes.

Un des mythes qui persiste concernant la danse contemporaine est qu’elle s’adresse à un public hermétique et niché. MARIE-HÉLÈNE JULIEN, directrice de la programmation 2019-2020 affirme qu’au contraire, ce type de danse est beaucoup plus accessible que ce qu’elle paraît. Elle ajoute qu’à Québec, la communauté a un fort appétit pour la danse sous plusieurs formes et qu’il est facile de lui proposer une variété de spectacles de par son ouverture. Elle décrit les œuvres à venir à Québec. 

Comment vivre l’arrêt de la danse?

L’œuvre intitulée La Glorieuse fragilité crée par KARINE LEDOYEN de Danse K par K sera présentée du 30 octobre au 1er novembre à la salle Multi de la Coopérative Méduse. Elle raconte le vécu d’anciens danseurs professionnels. Le travail de Mme Ledoyen s’est focalisé sur la manière de vivre l’arrêt de la danse. «Elle s’est posé la question de ce qu’on laisse derrière soi et des deuils. Karine a beaucoup documenté sa recherche en rencontrant une panoplie d’anciens danseurs. Durant le spectacle, il y a la danse qui se fait devant les spectateurs. Il y a des témoignages des gens interviewés qu’on entend», explique Marie-Hélène. 

«On pourrait penser que c’est lourd comme spectacle, mais c’est plus une célébration de la danse. C’est un univers très ouvert», ajoute-t-elle. 

Parler de frontières 

Madame Julien dégage quelques tendances dans la programmation. Des contrastes seront créés avec la luminosité dans certaines pièces. «La lumière est utilisée comme architecture lumineuse pour délimiter l’espace. Ça va empêcher le mouvement de s’étirer au-delà d’un espace scénographique, d’une limite dans le lieu», explique-t-elle.  

L’œuvre Premiere de ELAD SCHECHTER qui se tiendra le 26 octobre à la Maison pour la danse traitera du sujet des barrières explicitement avec le thème du conflit israélo-palestinien. «Le chorégraphe est israélien et la danseuse est palestinienne. Ensemble, ils ont créé quelque chose d’extraordinaire. On transcende le conflit israélo-palestinien, ils décident de créer et de faire voyager l’œuvre. Il y a quelque chose de noble là-dedans, d’accueillir ça. C’est fort pour nous d’être les premiers à proposer une œuvre de ce milieu-là», spécifie la directrice.   

Le 20 novembre, Frontera de DANA GINGRAS par la compagnie Animals of Distinction sera présenté au Grand Théâtre de Québec. «Ils exploitent beaucoup l’architecture par la lumière. L’idée de départ de Dana était axée sur les frontières et l’identité ainsi que la mouvance des peuples. La démesure en fait partie aussi, c’est plus grand que nature autant dans la technique, la précision, le déploiement du mouvement que dans le son. Les musiciens du groupe Fly pan Am sur scène font surtout du rock indépendant, un peu planant parfois», détaille Marie-Hélène.       

Photo : Jasmine Tremblay-Bouchard

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