Sabrina Sirois
Home À la Une David Lemelin: À toit, mon potager!

Droit de cité par David Lemelin: Dézoner ou déraisonner

Un résident de Sillery reçoit une contravention de 1379$ pour des potagers aménagés en façade et sur le toit de sa maison.

Bon.

C’est pas bien, planter des légumes, faut croire.

Heureusement, la Ville répond que cette histoire qui a fait grand bruit dans les médias fait réfléchir les élus. Ah bin, oui. La chaleur du soleil fait réagir les plantes, les élus, c’est la chaleur médiatique.

Alors, autoriser ou pas? Pourquoi pas? Évidemment, ce n’est pas si simple. En urbanisme, quand on veut un tant soit peu d’harmonie dans le décor, il faut règlementer, encadrer. Souvent, dit-on, les règles et les lois sont faites pour les mauvaises graines parmi les citoyens, ceux qui, sans clôture, s’amuseraient à faire n’importe quoi.

Certes, certes.

Voilà pourquoi tout passe dans la soupe de la réflexion municipale : bacs ou pas de bacs? Quelle distance de la rue? Quelles hauteurs maximales? Pour quels types de plants? Qu’est-ce qu’on permet? Qu’est-ce qu’on proscrit?

 

Il y a néanmoins bien des avantages à la chose potagère. D’abord, le plaisir que ça procure (manger ce qu’on a produit soi-même est gratifiant, c’est clair!), puis les économies réalisées (peut-être pas 75$ par semaine, mais quand même…) pour l’achat de légumes, de fines herbes, etc. Et puis, plus besoin de sauter dans la voiture pour aller chercher la tomate qui manquait à la salade (ici, gain de temps et d’argent). Qui plus est, si vous compostez vos matières organiques… bingo, vous réduisez la quantité de déchets que vous produisez et rendrez votre potager plus prolifique!

Sur le plan personnel, un potager, qu’il soit sur le toit, devant la maison, derrière ou sur un balcon, est une occasion d’alimentation plus saine, d’hyper proximité (on favorise ainsi les circuits courts. Et sur le balcon, c’est dur à battre!), tout en favorisant la biodiversité en ville (sans oublier le précieux coup de main qu’on donne aux oiseaux, aux insectes… dont les abeilles!). Et puis, vos aliments n’en sont que plus savoureux, c’est meilleur pour vous, pour la santé… et le moral!

Quand il est bien fait, c’est joli, un potager qui produit! Ça vous plante un sourire au visage, c’est promis!

Alors, Québec doit arriver en ville avec ses potagers. Elle ne serait pas la première : Granby, Drummondville, Rimouski, Saint-Bruno et Victoriaville sont passés par là et permettent déjà l’agriculture urbaine résidentielle en façade. On connait, chez nous, déjà fort bien les potagers sur le toit : le Château Frontenac est un habitué, Lauberivière aussi, de même que l’Assemblée nationale.

L’idée est semée. Reste à faire pousser pour récolter…

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