Sabrina Sirois
Vacances
Home À la Une Quoi qu’on dise par Martin Claveau: La sortie du bonheur

Quoi qu'on dise par Martin Claveau: Un marché pour les skateurs

C’est un vendredi du mois d’août l’an passé. Nous devons visiter des amis à Montréal pour assister à un party de fête, ma blonde, ma fille et moi. Je vais chercher ma fille à la garderie, sur l’heure du midi, pour éviter un peu de trafic. Je passe ensuite chercher ma blonde à la maison et nous arrêtons au McDonald’s Hamel, au service à l’auto qui est ouvert, pour une fois. Nous sommes un peu fébriles. J’avoue que nous aimons bien manger du McDo dans l’auto, une fois de temps en temps, même si ce n’est pas très bon pour la santé et que ça graisse mon pommeau de changement de vitesse. Je ne me doute pas de ce qui m’attend…

Tout le monde en a contre les autoroutes ces jours-ci. C’est dans l’air du temps de ne pas les aimer. Elles polluent, tuent et ont des impacts écologiques indéniables, en plus d’asphyxier des villages, un peu partout dans la province. L’autoroute Laurentienne, sur laquelle nous roulons, possède d’ailleurs son lot de détracteurs. Dans mon cas, j’avoue avoir une relation plutôt bonne avec celle-ci, mais parfois, je ne sais pas trop quoi en penser. Je lui trouve une certaine utilité et elle est même plutôt plaisante à emprunter, quand il n’y a pas trop de monde dessus.

Alors que je file sur Laurentienne. Je regarde dans mon rétroviseur et ma fille a un gros sourire. Je reluque sur ma droite et ma blonde aussi, ce qui forcément me rend content. Une vieille chanson de Mötley Crüe débute à la radio. Je me laisse prendre et je monte le son.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours éprouvé un grand plaisir à rouler, fenêtre baissée dans mon auto en écoutant de la musique à la radio. Difficile de faire plus «nord-américain» que ça. Après tout, nous roulons sur une autoroute en mangeant du fast-food, dans une voiture qui roule au pétrole et nous nous apprêtons à parcourir 235 km à, disons 118 km/h…

Pourtant, je me suis envahi d’un irrésistible sentiment de bonheur qui me remplit de contentement. Bien sûr, je ne peux absolument pas définir ce qui le cause avec exactitude. Je ne peux en attribuer le mérite à la seule autoroute. La présence de ceux que j’aime y est sans doute pour beaucoup ou est-ce la chanson? Je ne sais pas trop.

Ce que je sais, en revanche trop bien, c’est qu’on cherche toute notre vie des instants comme ceux-là, mais ils sont fugaces et ils s’égrainent de temps en temps sur le chapelet de notre existence. Ils peuvent survenir un peu partout et on ne sait jamais où ça se passera.

Alors en ce vendredi après-midi 11 août 2017 à 12h42, si jamais vous vous demandez où se trouvait le bonheur, eh ben, j’ai la réponse. Il était précisément dans la sortie #7 à la jonction des autoroutes Laurentienne et de la Capitale et tout le mal qu’on peut dire des autoroutes ne changera rien à ça.

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