Sabrina Sirois
Home À la Une Geneviève Borne : Entre Londres et Québec

Geneviève Borne : Entre Londres et Québec

Vieux-Québec — Le Musée de la civilisation ne pouvait pas choisir une meilleure porte-parole pour sa prochaine exposition Ici Londres. Geneviève Borne est assurément l’une des grandes amoureuses de la capitale de l’Angleterre. Le public pourra découvrir dès le 17 mai comme Londres est un lieu de créativité important. Le Carrefour a discuté avec l’animatrice qui a la chance d’explorer ses passions de diverses façons.

Quelle est votre contribution à l’exposition?

Il m’arrive régulièrement d’être porte-parole pour des événements, mais là on m’a beaucoup impliqué. En plus d’être la porte-parole, je suis la voix de l’exposition. Lorsque les gens iront la visiter, ils pourront télécharger une application sur leur téléphone. Il y aura des éléments en réalité virtuelle qui pourront être vus ainsi. Et c’est à travers l’application qu’on aura l’audioguide. C’est ma voix qu’on entendra tant en français et qu’en anglais. C’est la première fois que je fais ce genre de choses. Je sens que c’est une expérience à tous les niveaux. De plus, je vais donner une conférence sur mon amour de Londres. Je vais aussi animer des causeries avec des personnes qui ont une fascination pour Londres pour diverses raisons. On aura des invités prestigieux qui nous parleront d’un aspect culturel relié à Londres. Et puis, j’y suis allée récemment pour filmer des pubs qu’on pourra voir à la télé et sur le web. C’était génial de retourner dans la ville sachant que j’allais tourner des images qui vont faire rêver les gens!

Vous avez eu un coup de cœur pour Londres en 1995 lors de votre premier passage?

Oui, ç’a été un coup de foudre. C’est une ville que je fréquente depuis près de 23 ans. J’y vais chaque année et même parfois deux fois.

Qu’est-ce qui vous a charmé?

Premièrement, c’est le sentiment de connaître déjà la ville. On entend tellement parler de Londres, ça fait partie de notre histoire. On est plus Anglais qu’on le pense. La Ville de Québec a été un côté très anglais puisque leur présence a été importante à cause de la colonisation. Sinon, il y a la gentillesse des gens et leur élégance naturelle. Avant même d’y aller, j’étais amoureuse de Londres parce que toute la musique que j’aime et que j’aimais à l’adolescence vient de là.

À quoi l’exposition ressemble-t-elle?

Ce qui est le fun, c’est la façon dont l’exposition a été construite. C’est comme un circuit à travers la ville. Sur le sol, ils ont imprimé une carte de Londres et donc, le parcours se fait comme si l’on traversait la ville d’un quartier. On rencontre alors des artistes et l’on croise des œuvres. Il y aura plusieurs activités, des rendez-vous où les gens pourront revenir à quelques reprises pour vivre des expériences musicales, des fêtes, des soirées, des conférences, etc.

Vous êtes originaire de Québec. Y retournez-vous souvent?

Oui, régulièrement. C’est toujours le fun. Il y a quelques semaines, j’étais DJ à la Maison pour la danse pour une soirée-bénéfice pour la troupe de théâtre Nous sommes ici. J’ai tellement aimé de me retrouver avec ces jeunes créateurs-là. J’adore l’énergie de la jeunesse. Je suis encore très jeune dans mon corps et ma tête.

Que visitez-vous lorsque vous venez?

J’adore visiter différents lieux. Je retourne faire un tour à la Maison de littérature que je trouve magnifique, c’est un lieu extraordinaire. Même si c’est ma ville natale, je la redécouvre chaque fois. Je continue à être curieuse de ce qui se passe dans la ville : de découvrir les cafés, les restaurants, des pièces de théâtre, des shows. C’est une ville à découvrir, elle est remplie de poésie. Je me sens à la fois à la maison et en voyage quand j’y suis.

On vous aperçoit souvent au Festival d’été.

Et ce n’est pas fini! J’y retourne cet été. En plus, les Foo Fighters reviennent! En 2013, j’étais la présidente du jury pour les prix Miroirs. J’avais eu tellement de fun, ça n’avait pas de bon sens. J’ai vu 50 shows en 10 jours avec la gang du jury. On a tellement ri. C’est mon festival de musique préféré. Je ne les ai pas tous vus dans le monde, mais parmi tous ceux que j’ai pu voir et fréquenter, c’est mon préféré. L’été à Québec, c’est magique. Les plaines, le pigeonnier et le carré d’Youville, ce sont des contextes fabuleux pour voir des spectacles. Ça me charme toutes les fois. J’allais au Festival d’été quand j’étais petite avec mon père qui me grimpait sur ses épaules. C’est une longue histoire d’amour.

Photo: Courtoisie Musée de la civilisation

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