Sabrina Sirois
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King Melrose : Le king du soul

Ce 4 avril au Théâtre Petit Champlain, la vie se dansait non pas sous la pluie même le dimanche, mais bien sous la neige un mercredi soir. L’image n’est pas de moi, mais de lui, mais je la trouvais trop parfaite pour ne pas la reprendre. Il valait franchement la peine de braver la tempête pour profiter de cette soirée parfaitement ensoleillée avec King Melrose.

Sans première partie, l’idée était bonne de commencer la soirée avec un de ses plus gros hit radio, soit «Ne me laisse pas tomber». La foule a pu chanter dès le début et le ton était donné. King Melrose nous a bien fait rire en faisant chanter d’abord les femmes, qui connaissaient très bien les paroles et ensuite les hommes, qui eux ont échoué lamentablement!

Lors de la prestation qu’il avait donnée en première partie de Julien Clerc au Palais Montcalm en septembre dernier, le ton était plus réservé, plus statique, seulement guitare et voix. Ce fut une très belle surprise de le voir ici si drôle et si à l’aise sur scène. D’ailleurs, quelques spectateurs ont avoué les avoir connus lors de cette prestation qui fut pour lui, de toute évidence, une très belle carte de visite.

King Melrose était au clavier, à la guitare et au ukulélé, flanqué de ses trois musiciens : Mathieu Durocher à la guitare, Samuel Séguin à la batterie et Pier-Alexandre Plouffe à la basse. D’ailleurs, ce dernier nous a tous surpris par sa voix puissante teintée de rock. Allez suivre sa page Facebook pour découvrir son travail.

En plus des chansons tirées de ses deux albums parus en 2014 et 2015, King Melrose et son groupe nous ont offert quelques reprises qui collent parfaitement à son répertoire. Pour ma part, c’est le court extrait, seulement piano et voix, de «Fly me to the moon» qui m’a franchement impressionné! Et j’ai tout autant adoré la reprise de «Aline» que la première fois que je l’avais entendu au Palais Montcalm.

King Melrose fait honneur à son nom et à sa réputation de tombeur en jouant la carte de la séduction, mais sans jamais se prendre au sérieux. Son anecdote d’introduction pour la pièce «Tentation» était particulièrement drôle et charmante. Ses péripéties de la journée pour se rendre à Québec dans la tempête sans nous «Poser un lapin» étaient également fort amusantes.

Le retour en deuxième partie m’a semblé un peu plus faible et je me suis dit qu’il aurait peut-être fallu garder quelques hits en réserve afin de maintenir la cadence, mais cette impression s’est vite estompée. J’étais aussi un peu saturée de ses déhanchements langoureux, car à mon avis, il n’a pas besoin d’en faire autant pour nous séduire, mais ma sœur me confirme à l’oreille que non, il n’y avait pas trop de déhanchements. Elle va adorer que je la cite.

Un des beaux moments de la deuxième partie du spectacle fut celui où il a chanté «S’cuse moi», assis sur le bord de la scène, tout en douceur, avec une finale a capela qui a impressionné la foule.
Le prétexte des sonneries de réveil-matin amené par la chanson «Le cadran» était parfait pour introduire un petit medley qui comprenait de courts extraits de chansons de Jean Leloup, Michael Jackson et Eurythmics, pour ne nommer que ceux-là.

En rappel, il restait à King Melrose un gros hit à nous offrir soit «Ça se danse» où la foule s’est enfin levée pour danser. Un des inconvénients de la salle du Théâtre Petit Champlain est sans aucun doute le manque de place. Selon moi, c’est ce qui a freiné les gens de se lever plus tôt pour danser. Du moins, ce n’est certainement pas à cause du manque d’énergie livrée par le groupe!

La soirée s’est terminée avec une reprise de «Shape of you» où King Melrose s’est accroché dans les paroles et où son bassiste a pris la relève. Geste volontaire ou non, cela nous aura permis d’entendre à nouveau sa voix magnifique, de boucler la boucle de très belle façon et de repartir dans la tempête le cœur léger.

Photo: Archives

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