Sabrina Sirois
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En concert avec l'OSQ: Alex le grand

Québec — Il faut voir Alex Nevsky en spectacle au moins une fois dans sa vie pour réellement commencer à comprendre l’ampleur de ce qu’il est comme artiste et comme humain. Les deux concerts qu’il offrait au Grand Théâtre de Québec les 13 et 14 mars avec l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) était une occasion de le découvrir sous une autre de ses multiples facettes. Avec les arrangements de Jean-Nicolas Trottier et Antoine Gratton, la proposition était sublime.

Parler d’Alex Nevsky me trouble et me laisse sans mot. Il y a tant à dire, mais tout se bouscule en une énorme boule d’amour et d’humanité. Probablement parce que l’art, peu importe sa forme, se vit, mais ne s’explique pas. Probablement parce qu’Alex aime son public, prend soin et respecte son public et profite de sa tribune pour propager l’amour et la douceur que l’on devrait avoir les uns envers les autres. Longtemps après les dernières notes, on reste enveloppé de cet amour.

Le spectacle a débuté en mettant en vedette l’OSQ, interprétant Claire de lune de Debussy sous de superbes éclairages qui donnaient le ton à une soirée qui promettait beautés et émotions. Puis Alex est entré sur scène vêtu d’une cape quasi royale et une rose blanche à la main. Simple coquetterie ou clin d’oeil au héros russe Alexandre Nevski?

Toute la soirée, Alex est allé puiser dans le répertoire de ses trois albums en commençant par La Beauté tirée de Nos Eldorados. Son groupe est ensuite venu le rejoindre sur scène pour interpréter Hymalaya mon amour tirée de l’album du même nom et parue en 2013. L’enfer c’est les autres était tout simplement magistral avec l’OSQ qui servait si bien la chanson! Une superbe introduction a suivi pour la très touchante Katharina. La première partie du spectacle s’est conclue avec la non moins touchante Jeter un sort qu’il interprète habituellement avec Coeur de pirate. C’est la choriste Amélie Mandeville qui a joué ce rôle de superbe façon. On aurait pris encore de sa poésie, de son humour mi-baveux mi-candide, de ses interactions avec le public, mais déjà, c’était l’heure de la pause.

La deuxième partie a débuté avec Si tu restes, suivi de la très belle J’aurai des mains, dépouillée et magnifiquement interprétée par Gabriel Gratton au piano. L’OSQ a ensuite apporté une touche grandiose et dramatique aux pièces Les hommes disent peu, une de ses premières collaborations avec Yann Perreau, Tristessa et Réveil l’enfant qui dort. De grands moments d’émotions qui ont su ravir le public.

Il existe un décalage entre la poésie que l’on retrouve sur ses albums et les succès radio d’Alex Nevsky et il en est conscient. Il a lui-même lancé à la blague que pour ceux qui étaient là pour Polaroid, On leur a fait croire et Les coloriés, c’était maintenant le moment qu’ils attendaient. Lors du rappel, Alex nous a gâtés avec une toute nouvelle chanson, On dérobera, qui s’intégrait à merveille à cette soirée romantique. Puisque j’en perds mes mots, je reprendrai ceux d’Alex pour conclure que cette soirée était une «expérience fabuleuse que je n’oublierai jamais».

Le prochain rendez-vous entre l’OSQ et la musique Pop aura lieu les 5 et 6 avril où elle sera jumelée à Roch Voisine.

Photo: OSQ

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