Sabrina Sirois
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Fred Fortin: Dense et généreux

Saint-Roch — Fred Fortin c’est du vrai, du simple, du quotidien, des histoires pleines d’images, du poussiéreux et du talent brut. L’Impérial Bell s’est laissé bercer et rocker par l’univers du chanteur et musicien de 46 ans ce samedi 27 janvier. Un show de deux heures, extrêmement dense et généreux.

La première heure du spectacle a été consacrée aux chansons de son plus récent et cinquième album Ultramarr paru en mars 2016. On assistait d’ailleurs hier à la dernière présentation de la tournée.

À mon humble avis, le seul défaut de Fred Fortin en spectacle est qu’il parle très peu entre les chansons. Quelques remerciements très sincères, sans plus. Autrement, c’est la musique qui règne et qui domine. Les longs solos de guitares s’enchaînent, parfois enflammés, souvent planants. Fortin semble se faire discret, lui laissant toute la place.

D’ailleurs, si l’on ne veut pas rester sur notre faim et en apprendre davantage sur le processus créatif de Fortin, il faut absolument voir l’excellent documentaire d’Antoine Laprise intitulé La bête volumineuse paru en 2011.

En deuxième portion, le spectacle a ralenti sa cadence pour laisser place à quelques succès interprétés par Fortin, seul sur scène, dont T’es grosse pis t’es belle, Conconne et Mélane. Puis Langevin est venu le rejoindre pour quelques pièces, puis tout le groupe est revenu sur scène pour interpréter, entre autres, l’électrisante et dansante Vénus tirée de l’album Agnus Dei de son autre groupe Gros Mené. Dès ce moment, le spectacle a pris une tournure extrêmement festive avec un Fred Fortin plus endiablé. Le tout s’est terminé avec la pièce titre de l’album, Ultramarr.

Toute la soirée, la complicité des musiciens était palpable, particulièrement celle entre Olivier Langevin et Fred Fortin, le duo derrière les succès du groupe Galaxie.

Si jamais vous pensez ne pas connaître Fred Fortin, il s’est probablement introduit dans votre tête à votre insu comme un vers d’oreille, lui qui signe la musique du générique de l’émission Les beaux malaises.

Première partie

Fred Fortin avait invité un artiste originaire de Saint-Prime, tout comme lui, pour assurer sa première partie, soit Gabriel Bouchard. Une poésie urbaine touchant les thèmes propres à son âge: l’alcool, les partys, l’amour, les lendemains de veilles et le constat que bien des choses ne tournent pas rond dans le monde.

Info.: fredfortin.bandcamp.com

Photo: Julie Bourassa

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