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Home À la Une Quoi qu’on dise par Martin Claveau: Des rats pour Jean-Paul

Quoi qu'on dise par Martin Claveau: Le foutoir de la Pointe-aux-Lièvres

J’avoue d’emblée que je n’ai jamais été le plus grand fan de Jean-Paul L’Allier. Les quelques fois où je suis entré en contact avec lui, il m’est apparu plutôt antipathique.

Je l’ai interviewé en privé à deux reprises et l’expérience a été assez déplaisante, voire traumatisante. Je me souviens que j’étais intimidé d’aller dans le bureau du maire. Lors de ces rencontres, je suis probablement mal tombé puisqu’il n’était pas de bonne humeur. L’individu était bourru et très sec dans ses réponses. Il avait le don de vous prendre de très haut et de vous faire sentir comme un moins que rien.

Je l’ai par la suite croisé dans un autre contexte, après sa retraite, avec son petit verre de vin dans les mains, lors d’une visite au musée de Baie-Saint-Paul. Il s’enthousiasmait avec sa compagne devant une esquisse de Picasso qui représentait un taureau en érection. Il ne m’a pas replacé lorsque je l’ai salué du regard. Je me souviens d’avoir songé que ses détracteurs, qui le décrivaient comme un personnage snob et profondément élitiste, auraient été ravis de voir cette scène qui leur donnait entièrement raison, du moins à ce moment-là.

Mon expérience avec le bonhomme est donc limitée, j’en conviens. Je lui reconnais tout de même de belles qualités et son règne de 16 ans sur les destinées de la ville a laissé plus de positif que de négatif. Tout hautain qu’il était, à mon humble avis, le monsieur mérite mieux que de voir son nom affublé à un parc où l’on voit souvent traîner des rats dans Saint-Roch fut-il fleuri…

Il a tout de même établi un record de longévité à la mairie et son intendance nous a laissé un bel héritage. Pourquoi pas le pont de l’île d’Orléans où il habitait, ou encore la promenade de la rivière Saint-Charles pour lui rendre hommage? Pourquoi pas encore mieux et finalement construire son escalier monumental qui joindrait la haute-ville et la basse-ville entre les bretelles de l’autoroute Dufferin? Le geste serait symbolique d’une union entre le snobisme et le populisme ce qui constituerait un beau clin d’œil à l’histoire.

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