Sabrina Sirois
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Quoi qu'on dise par Martin Claveau: Au voleur

Je m’adresse à cet automobiliste que je croise souvent le matin vers 5h45 à l’intersection de la Canardière et de la 3e Avenue. Ce type qui écoute du «death metal» dans le «prélart» au volant de sa Honda Civic tandis que des centaines de gens qui habitent le coin dorment la fenêtre ouverte. Il est tôt. Moi je suis bien réveillé, mais ça me dérange de savoir qu’il dérange tout le monde.

Je me demande si le sommeil de tous ces gens a moins de valeur que celui des gens qui habitent plus loin. La réponse est non. Pourtant le gars se «contrefout» de ceux qui dorment et il écoute quand même sa musique à tue-tête.

Je suis curieux de savoir qui il est. Si ça se trouve et que ma théorie se confirme, il s’agit probablement d’un gars de party, qui dort parfois jusqu’à 1h de l’après-midi et dont le sommeil est probablement aussi sacré que la merde du pape…

Je m’adresse également à tous ces gens, qui transitent matin et soir, en face de chez moi sur la 3e Rue. Oui, vous qui passez en trombe pendant que ma fille court sur le trottoir. Oui oui, vous qui travaillez dans le Vieux-Port ou en Haute-Ville et qui empruntez ma rue comme raccourci pour vous rendre au travail. Vous, qui roulez le plus souvent bien au-dessus de la limite de vitesse et qui ne faites jamais votre stop au coin. Je sais bien que vous êtes pressé parce que vous vous êtes levé un peu tard ou que vous avez été pris pendant une demi-heure sur Laurentienne. Si ma théorie se vérifie, vous êtes probablement ces personnes qui font poser des dos d’âne dans leurs rues pour protéger les enfants. Mais, malheureusement, vous oubliez tout ça lorsque vous passez près de chez moi.

Voici donc deux petites «délinquances» que j’observe continuellement dans mon secteur. Je crois, par contre, que c’est pas mal pareil partout en ville.

Le dénominateur commun à ces comportements? Un manque de respect pour ceux qui vivent en ville de la part de ceux qui y transitent et qui n’y vivent pas.

Nous sommes nombreux à habiter en ville. Nous ne demandons pas que tout le monde arrête de passer dans nos rues. Nous savons que c’est nécessaire, mais au moins, quand vous transitez par chez nous, faites-le avec un minimum de respect. Nous avons, nous aussi, le droit de dormir et de laisser nos enfants jouer sur les trottoirs sans avoir peur.

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