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Home À la Une Change de disque par Tanya Beaumont: Le manifeste de Violett Pi

Le manifeste de Violett Pi

Violett Pi sera de retour à Québec le 30 juin à L’Anti afin de présenter son plus récent opus Manifeste contre la peur.

  • Tu étais en spectacle en mai dernier à Québec, tout de suite après la sortie de l’album. Qu’est-ce qui sera différent cette fois-ci?

C’est sûrement l’ordre des chansons qui va changer. Lorsqu’on a fait le lancement, on a joué le deuxième album au complet en première partie et des plus vieilles par la suite. Ça va être un mixte de tout le répertoire. On va essayer de faire quelque chose de bien! Tout dépendant de ce que tu as joué avant, ça peut changer la vision de la chanson suivante. On va essayer de faire des liens entre les nouvelles et celles qui datent. C’est intéressant de faire des blocs de trucs calmes ou d’autres qui arrachent. Je fonctionne par essais et erreurs!

  • Feras-tu appel à un metteur en scène?

Le premier album, on l’avait fait avec Michel Faubert des Charbonniers de l’enfer. C’est lui qui avait fait le setlist. On avait fait ça en trois blocs. Souvent mes chansons marchent en bloc de trois! Je ne fais que les inverser par la suite. C’est de trouver les trios qui fonctionnent. C’est un peu comme jouer à Tetris.

  • Tu insères des cris dans tes chansons, autant sur album que sur scène. Qu’est-ce que ça représente pour toi?

Bien crier, c’est difficile. Normalement, c’est agressant. Je ne pense pas que dans mon cas, ç’a cet effet-là. Je trouve ça plus romantique qu’agressant. C’est un peu une arme, c’est primal. J’ai toujours écouté de la musique heavy et pour moi le cri ne me dérange pas. C’est juste une autre façon de chanter, comme quand je chante avec une voix de tête. Ça devient aussi très technique. Faut apprendre à la faire comme il le faut. J’ai appris à bien le faire et je le contrôle mieux.

  • Fais-tu des réchauffements vocaux?

Toutes les fois que j’en ai fait, ç’a été des shows catastrophiques alors j’ai arrêté! J’ai vu ça comme le diable! On m’a dit de faire des exercices après par exemple. Mais le truc qui brise plus la voix, c’est l’alcool!

  • Manifeste contre la peur. Ça veut dire quoi?

Le titre est apparu comme ça et je trouvais ça beau. J’ai vérifié si ça existait déjà, mais non. La peur, c’est quelque chose que je ressens beaucoup. Au Québec, on se fait souvent traiter de troupeau et l’on sent cette espèce de peur là. Entre autres dans l’art où les gens ne veulent pas déplaire… Ce n’est que dans nos têtes cette peur-là. Ça se définit beaucoup à force de faire des spectacles.

  • Parle-nous de ta relation avec le clavecin, un instrument qui ne se retrouve pas souvent dans la musique rock!

C’est un son réduit, c’est très précis, c’est poignant. C’est un son qui fonctionne bien dans l’air du temps. Aussi, j’aime beaucoup la musique baroque. C’est un instrument hors de l’ordinaire, c’est difficile de le camoufler, c’est percussif et on peut faire des mélodies. Et je connais quelqu’un qui en joue! Jean-Willy Kunz, organiste à l’OSM, en a un chez lui. Chaque fois que j’ai des parties de clavecin, j’apporte mes feuilles chez eux et il est bien heureux de les jouer.

  • Justement, est-ce que tu aimerais faire un spectacle symphonique?

Oui, c’est certain! C’est très orchestré comme rock. J’aimerais utiliser des instruments pour leur sonorité plus que pour leur notoriété. Mais ça prend du temps et des gens bons! Mais oui, éventuellement, j’aimerais vraiment ça et je suis sûr que ça marcherait!


 

En spectacle le 30 juin à L’Anti dès 20h. La formation de Québec De La Reine sera en première partie.

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