Sabrina Sirois
Recyc Media
Home À la Une Trân Fusion: La touche de Joliette

tran fusion

Sainte-Foy — Lancé il y a 5 ans, Trân Fusion a étendu ses services à d’autres groupes d’âge. Fondée par Joliette Trân, l’entreprise continue à croître à une vitesse qui lui permet d’offrir une approche personnalisée.

De quoi êtes-vous le plus fière?

Que des gens de 50 ans et plus puissent réaliser leur rêve, faire du Taekwon-Do. Et de les voir continuellement progresser. Je m’en doutais, mais j’ai maintenant la preuve que lorsqu’on y met du temps, il y a possibilité de se développer.

Quelle était l’idée de départ pour votre entreprise?

Dès le début, les services étaient destinés aux 50 ans et plus. Je suis ergothérapeute. J’ai travaillé dans le domaine de la santé, donc avec des personnes plus âgées. Les gens venaient me voir et me demandaient si j’avais des trucs pour bouger. J’ai commencé avec un projet-pilote. Je donnais des cours en échange de commentaires. Le Taekwon-Do est une activité très complète, on travaille l’équilibre, la concentration, la coordination. À l’âge de la retraite, on ne peut pas faire d’arts martiaux parce que les cours sont offerts aux enfants. D’où l’idée d’offrir cette possibilité. J’ai développé une approche plus personnalisée avec des groupes de 10. Les gens arrivent parfois avec des problèmes de genoux, c’est plus facile de s’adapter. De fil en aiguille, on a commencé à accueillir des plus jeunes. On a transposé notre très approche personnalisée, personnelle et axée sur la santé à des adultes et même aux enfants.

Durant ces cinq dernières années, quels ont été les principaux défis?

Les préjugés. Les gens pensent qu’un art martial c’est violent et que c’est juste du combat. Si on remonte à l’origine, ce sont les moines qui ont pratiqué les arts martiaux en premier. Le but était d’améliorer leur endurance physique pour pouvoir méditer plus longtemps et de pouvoir se défendre en cas de besoin, mais il n’y a pas un moine qui va attaquer quelqu’un. L’image n’est pas la bonne.

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Enseignez-vous?
Oui. C’est important pour moi. On a innové lorsqu’on a établi le programme pour les 50 ans et plus, mais on ne peut pas dire que c’était couler dans le béton. Ils continuent à progresser, à vieillir, il faut évoluer. Pour être capable de s’ajuster à la personne, on doit rester proche et pas seulement l’entendre par personne interposée. C’est aussi un grand plaisir pour moi.

Pratiquez-vous d’autres sports?

Oui! Comme le Taekwon-Do se pratique à l’intérieur, j’aime aller dehors. J’ai de jeunes enfants alors j’essaie de recommencer à faire du ski de fond ou du vélo.

Quelles sont les prochaines étapes pour votre entreprise?

De continuer à améliorer la qualité de nos cours. On a commencé à enseigner aux enfants. Je veux un programme bien structuré qui touche aux valeurs du Taekwon-Do. On parle beaucoup d’intimidation et on se demande comment on peut l’intégrer auprès des enfants pour qu’ils puissent s’affirmer et avoir confiance en eux. Aussi, de faire connaître le centre. On fonctionne beaucoup par bouche et oreille.

Avez-vous des membres présents depuis les débuts?

Oui, ils sont très impliqués. Je les consulte beaucoup d’ailleurs. J’ai discuté avec eux avant d’intégrer les enfants. Une fusion, c’est l’ensemble de particules qui donne de l’énergie. Trân Fusion, c’est un ensemble de profs, de participants et de membres qui gravitent autour d’un même endroit. Certains ont même commencé à compétitionner.

Qu’est-ce qui vous motive?

Faire une différence dans la vie de quelqu’un. Mon père était président de la Fédération internationale de Taekwon-Do. J’ai toujours été entourée de gens actifs. J’ai de jeunes enfants, je veux être proche et disponible pour eux. On pourrait être plus gros, mais on a une entreprise qui a progressé sans exploser en cinq ans. Pour moi, il y a une grande satisfaction.

 

Photo : Courtoisie

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